Machu Pichu

Après un parcours, très sinueux, de 30 minutes en autobus, nous arrivons à l’entrée du site.  Un hôtel de luxe est situé au pied du Machu Pichu.  Pour y loger, il faut prévoir environ $1000 US/nuit. Les seules toilettes accessibles se trouvent près du guichet d’entrée. La nourriture est interdite sur le site même et il n’y a aucun kiosque ou restaurant ni même de poubelles… Nous commençons l’ascension dans la fraîcheur du matin.  Quand la cité se dévoile à nous, elle semble sortir des nuages et de la brume telle une apparition… Ce qui frappe d’abord  c’est l’ampleur du village.  Les Incas construisaient deux types de bâtiments.  Ceux destinés aux plus haut placés dans la société ou aux lieux de culte étaient fabriqués de pierres plates taillées de telle façon qu’elles s’imbriquaient parfaitement les unes sur les autres. Certaines ont plus d’une dizaine d’angles et sont énormes.  En fait, le génie inca réside, entre autres, dans cette habileté à découper la pierre de manière à ne pas avoir à utiliser de mortier.  Les murs des autres habitations sont faits de pierres plutôt rondes et à peine travaillées.  On ne sait pas comment les Incas de cette cité ont disparu puisque le site n’a pas été pillé par les Espagnols, c’est d’ailleurs ce qui explique la qualité de préservation des lieux.  Bien sûr, vivre à cette altitude relève en soi de  l’exploit.  Mais somme toute, la société inca se révèle plutôt primitive.  Quand on a déjà vu les peintures rupestres des grottes de Lascault ou de Pech Merle datant de 30 000 ans, des châteaux cathares, quand on a visité des villages troglodytiques dans le sud de la France ou qu’on a pu admirer des constructions romaines comme le pont du Gard (aqueduc et pont de trois étages datant de -400 avant Jésus-Christ) on est sans doute moins impressionné par le génie inca.

Nous faisons le tour du site.  Des employés travaillent à enlever la mousse et les herbes qui s’agrippent ça et là sur les pierres.  Des lamas et des alpacas en liberté se promènent un peu partout sans se préoccuper des touristes. Nos guides de voyage nous donnent toutes les informations nécessaires pour la visite. Nous arpentons quelques sentiers autour du site.  Le soleil sort et la température se réchauffe au fur et à mesure.  Nous rencontrons un coupe d’Allemands qui se met à discuter avec Jenny et lui raconte qu’ils ont acheté un forfait dans une agence de voyages de Cusco et que tous les billets étaient faux.  Ils ont dû tout racheter (billets de train, entrée sur le site….).  Après quelques heures de marche, nous nous installons pour pic-niquer.  Nous avions triché en apportant du pain, du fromage, du jambon et de l’eau…

Nous nous rendons au pont inca. L’accès est bloqué depuis qu’un touriste est mort en tombant du haut de la montagne.  Honnêtement, je n’avais pas vraiment envie de le franchir…

Au moment où le nombre de touristes augmentent sensiblement,  nous décidons de redescendre à pied par un sentier de forêt jusqu’à Aguas Calientes.  Il y a environ 8 km à parcourir.  Il fait maintenant vraiment très chaud. Et nous ne pensons qu’à une chose :  aller nous baigner dans les piscines d’eau thermales du village.  Le sentier constitue une descente abrupte.  À la fin, mes jambes en tremblent!  Arrivées à Aguas Calientes, nous nous précipitons aux piscines.  Après une petite pause baignade, nous marchons dans le village avant de nous rendre à la station de train pour retourner à Ollantaytambo.

Dans le train, nous avons droit à un spectacle de danse et à une parade de mode de vêtements en laine d’alpaca.  Nous avons dû prendre le vista dôme parce qu’il ne restait plus de place dans le train économique.  Nous arrivons en retard.

À la descente du train, un nombre impressionnant de chauffeurs de taxi et de minibus essaient de convaincre les touristes de monter dans leur véhicule pour retourner à Cusco. Nous négocions avec un «taxista» et décidons d’attendre que deux autres personnes soient prêtes à partager le taxi avec nous.  Nous attendons dans la voiture lorsqu’un orage éclate.  Il fait noir et je me mets à penser à ce que j’ai lu dans mon guide qui affirme que certains chauffeurs de taxi péruviens se mettent parfois de connivence avec des malfaiteurs pour détrousser les touristes.  Je vérifie le nom de la compagnie de taxi et le numéro du permis que je note dans mon calepin. Finalement, deux hommes montent avec le chauffeur  et nous partons.  Rapidement, je me mets à faire la conversation pour savoir à qui j’ai affaire… Le plus âgé des 2 hommes vend des livres et des cartes postales au pied du Machu Pichu et l’autre est un jeune musicien jouant du saxophone, me voilà rassurée.  Jenny, assise à l’avant, se concentre sur notre conversation sans y participer, pour tenter d’oublier son mal des transports.  Comme la nuit est tombée et qu’elle ne peut pas voir la route, elle a un peu mal au cœur.

Arrivées à Cusco, nous prenons le collectivo pour retourner à la maison.  Le lendemain, nous avons prévu d’amener toute la famille au marché de Pisac et de les inviter au restaurant.

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